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Saint-Étienne · Culture

Auditorium de l'Ésad Saint-Étienne

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14 rue Marius Patinaud 42000 Saint-Étienne

42000 Saint-Étienne

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Autour de Auditorium de l'Ésad Saint-Étienne

Gina Proenza présente sa conférence « Every Entrance is an Exit » à l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne. ✨ Gina Proenza vit et travaille à Lausanne. Dans son travail, elle souhaite interroger les rapports de pouvoir liés au langage et à l’oralité. Gargouilles qui tirent une langue motorisée, enseignes lumineuses transformées en partitions et onomatopées ou bancs à bascule qui font dialoguer les corps entre elleux : les langues, qu’elles soient orales, écrites, allégoriques ou anatomiques, sont au cœur de sa pratique. Se déployant à partir de ses héritages colombien et français et de ses deux langues maternelles –indissociables de l’histoire coloniale–, sa pratique prend position au travers de sculptures, d’installations, de pièces sonores et de vidéos. Parallèlement à son travail d’atelier, Gina Proenza est activement engagée dans les scènes artistiques indépendantes : elle fait partie de la nouvelle équipe de la Salle de bains, ainsi que de l’équipe de programmation de Tunnel Tunnel à Lausanne. De 2020 à 2023, elle a été co-directrice de Forde à Genève et a également cofondé l’artist-run-space Pazioli à Lausanne (2015–2017). 👉 Elle enseigne les cours de Sculptures/Expositions à l’ECAL, ainsi qu’un séminaire d’Écritures avec Federico Nicolao et fait partie de l’équipe du projet de recherche PARASONIC, Pratiques aurales fugitives depuis 2025. Son travail a été exposé à l’Istituto Svizzero (Rome, 2026), à la Salle de bain à Lyon (Every Exit is an Entrance, 2025), à Treignac Projet (Rêve générale, 2025), au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (Toi et ta bande, 2024), à la KunstHalle de Saint-Gall (Moving Jealousy, 2023), à PS120 (Berlin, 2018), au CAN Neuchâtel (Agarra-diablo, 2020) ou encore au Centre culturel suisse de Paris (2018). 📅 Lundi 2 novembre, de 18h30 à 20h 📍 Auditorium de l'Ésad Saint-Étienne 🎟️ Entrée libre et gratuite 🔗 www.citedudesign.com/fr/a/-every-entrance-is-an-exit-gina-proenza-a-lesad-saint-etienne-4015

lun. 2 nov.

Fruit d’un partenariat avec le Musée d’Histoire de Katowice, cette exposition met en lumière les œuvres d’Anna Chojnacka (1914-2007), photographe polonaise dont les œuvres figurent dans de grandes institutions comme le MET à New York. C’est sa première rétrospective en France, elle qui a voyagé dans le monde entier. La sélection présentée est une infime partie des 2 500 photographies et 18 000 négatifs conservés par le Musée d’Histoire de Katowice, institution à laquelle Anna Chojnacka a confié son héritage artistique via des achats et des dons entre 1989 et 2007. Les photographies d’Anna Chojnacka dépassent l’intention littérale de la commande industrielle et laissent entrevoir une conscience politique et environnementale servie par une science du cadrage et des reflets hérités de l’esthétique des grands photographes des années 1930, d’Alexandre Rodtchenko à Germaine Krull. La quarantaine de photographies exposées mettent en lumière une ville en mutation. Le Katowice du 19e siècle disparaît en partie dans les années 1950 pour laisser place aux immeubles de l’époque soviétique, symboles de modernité comme en témoigne la photographe. C’est ainsi que se succèdent paysages urbains laissant entrevoir une cheminée d’usine ou l’ambiance nocturne de la ville. Entre œuvres subjectives et commandes, Anna Chojnacka donne à voir aussi bien la puissance industrielle d’une région que le constat brutal des sols heurtés, blessés, laissés pour compte par l’industrialisation.

mar. 3 nov. → ven. 26 mars

L’exposition propose plus de 300 photographies de 1850 à nos jours. Toutes les techniques de la photographie sont représentées. De nombreux prêts complètent les fonds des deux musées stéphanois, notamment ceux de la médiathèque du patrimoine et de la photographie, de la bibliothèque Forney et de galeristes pour les artistes contemporains. Comment les photographes observent une ville qui travaille ? Que donnent-ils à voir ? La question est complexe et l’exposition souhaite relater cette complexité car limiter la ville qui travaille à la photographie industrielle, à l’ouvrier devant sa machine ou à l’insertion de l’usine dans le tissu urbain apparaît comme trop réducteur. Une ville qui travaille, c’est aussi une ville habitée, une ville vécue où la nature des jardins ouvriers côtoie les transports en commun et le théâtre populaire. Cette vision fragmentée, et fragmentaire, s’organise dans un long rétrécissement depuis la photographie aérienne du territoire jusqu’au geste de la main sur l’outil. Du plus loin au plus près, de l’extérieur à l’intime. Un fois le territoire posé, celui de Saint-Étienne et sa région, le visiteur suit les photographes aux marges de la ville, depuis les vues du chemin de fer de Collard du milieu du 19e siècle, jusqu’aux clichés contemporains de Roselyne Titaud des barrages dont l’eau faisait fonctionner autrefois les moulins des proto industries. L’extraction du charbon tient une place importante dans cette image de l’industrie qui entoure la ville, comme le montrent les paysages miniers sous la neige de Félix Thiollier ou les commandes des Houillères des années 1960. Plus tard, les Ernst et Hilda Becher photographient aussi les puits qui sont au centre des clichés de la désindustrialisation du bassin avant que s’engage un processus de patrimonialisation dont les photographes sont parties prenantes (FAMAS de Jean-Baptiste Sauvage). Dans la ville, les photographes représentent les espaces du collectif, du vivre ensemble, comme les fontaines de Willy Ronis en 1948, les temps suspendus quand le théâtre de Dasté interrogeait les ouvriers dans la rue à la tombée du soir (Ito Josué) ou les jardins ouvriers. Ce sont aussi les photographes de l’intime, qui s’invitent dans les taudis en 1950 ou dans les immeubles des années 1980 construits sur les emplacements des usines d’autrefois avec Jean-Louis Schoellkopf. L’habitat des grands ensembles est particulièrement bien représenté avec, entre autres, les œuvres d’Aurélie Petrel. Puis le visiteur entre dans l’usine, d’abord dans la cour puis au plus près des machines, sur représentées, l’homme est alors perçu comme un élément du système productif, une partie de la machine. Les photographies de « l’usine modèle » qu’était Manufrance sont emblématiques en regard de la production sidérurgique, encore archaïque, d’une entreprise comme Holtzer. C’est ici que sont interrogés la commande photographique des entreprises et l’importance du geste, jusqu’à la formation des jeunes aujourd’hui dans les œuvres de Ian Simms. Chaque partie est augmentée de focus d’artistes. Marine Leleu, photographe en résidence côtoie Maurice Muller pour aborder la question de la photographie des bordures urbaines. Aurélie Petrel met en abîme la photographie des grands ensembles. Les photographies du territoire prises par François Kollar au début des années 1930 sont en regard des images du travail. Un ouvrage publié par la Ville de Saint-Étienne et Silvana (Milan) développe les thèmes abordés dans l’exposition. Un espace de médiation permet de choisir un cadrage, de mémoriser des détails ou de comprendre le mécanisme du stéréoscope.

mar. 3 nov. → ven. 26 mars
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14 rue Marius Patinaud 42000 Saint-Étienne

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Sources : OpenStreetMap, annuaire-entreprises.data.gouv.fr, API Adresse (BAN), site officiel, contributions communauté. © IGN — Géoplateforme.